La mairie de Delmas veut mettre de l’ordre dans ses publicités

La publicité par voie d’affiche dans la commune de Delmas, à en croire le maire titulaire, est envahissante et désordonnée. Au palais municipal, le jeudi 9 février 2017, le maire Wilson Jeudy a annoncé de nouvelles mesures pour mieux faire de la publicité.
Sans fournir un chiffre sur la quantité d’affiches publicitaires dans cette agglomération, l’élu de Delmas dit avoir déjà pris des décisions pour que les banderoles en particulier ne traversent plus les rues. Également, il ne veut plus que les grandes enseignes se trouvant au milieu du boulevard Toussaint Louverture fassent objet de publicité. M. Wilson Jeudy raconte dans la foulée que les banderoles convenables sont désormais celles qui épousent la forme verticale.
Partant de cet état de fait, la municipalité définit des priorités en vue de vendre l’image de la commune et de renforcer la sécurité routière. « En général, nous voulons mettre un peu d’ordre dans la publicité à Delmas », explique Wilson Jeudy.
Questionné maintenant sur le fait que certaines affiches sont encore présentes même après plusieurs jours qui ont suivi l’évènement, l’élu de Delmas, Wilson Jeudy, avance que, désormais, tout est sous contrôle de la mairie. « Nous avons compris pourquoi les gens ne se soucient pas de retirer les publicités après la réalisation du bal ou de l’évènement, déclare le maire. Eh bien! ils auront aussi à payer pour les enlever lorsqu’ils viendront chercher l’autorisation d’affichage. À ce moment, le problème ne se posera plus.»
Très enthousiaste suite à une question sur la présence des affiches de propagande et des effigies des candidats accolées dans presque tous les murs de Delmas, l’édile de la commune, qui devient aujourd’hui un véritable centre commercial, profite pour féliciter Patrice Dumont pour son élégance. « Le sénateur fraîchement élu m’avait appelé pour présenter ses excuses du fait que ses photos sont omniprésentes à Delmas. Il avait promis d’envoyer des gens pour nettoyer les murs. C’est la première fois, après des élections, qu’un élu m’appelle pour présenter ses regrets », avoue Wilson Jeudy, ajoutant qu’il va prier pour que Dieu bénisse les travaux de l’animateur de l’émission Sportissibo.
Toutefois, le maire avait réservé une douche froide aux politiciens qui se prennent pour des candidats du peuple (de la rue). « Yo rele tèt yo kandida lari a. Se yo ki pran plezi ap sal salon pèp la. Leurs graffitis se répandent un peu partout dans notre commune. Heureusement, le peuple a tranché », dit-il.
À rappeler que, la veille de l’investiture du président de la République, Jovenel Moïse, la mairie de Delmas s’évertuait à nettoyer les murs où, de façon pêle-mêle, des effigies d’anciens candidats étaient placées.

Wilson Jeudy dévoile le secret de son succès…

Delmas est une municipalité pas comme les autres. Elle est la plus riche de l’aire métropolitaine, si l’on se réfère à ses recettes annuelles de plus de 600 millions de gourdes. Heureux et fier, M. Wilson Jeudy préside le cartel de la commune dans un très beau palais. Pour lui qui a été élu maire à deux reprises, c’est un grand honneur d’être une nouvelle fois le premier citoyen de cette ville en développement. « Notre réussite se trouve ancrée dans notre vision et celle de la Bible. Un leadership à la lumière de la parole de Dieu. Comme Gonaïvien, je suis chanceux de diriger une telle commune », a-t-il souligné.
Comme pour défendre son caractère ferme, le maire titulaire de Delmas a fait référence à un homme biblique, Moïse, qui, selon lui, était trop tolérant envers le peuple d’Israël. Quant à lui, c’est tout le contraire, a-t-il fait comprendre. « Quand le peuple veut marcher comme bon lui semble, il faut le stopper immédiatement et lui montrer le vrai chemin, c’est le rôle du leader », a précisé l’homme d’État, qui jure de travailler mieux pour faire progresser son territoire. Après un temps de silence, M. Wilson Jeudy a fait savoir : « Toutes les communes du pays ont des potentialités pour devenir prospères. Il revient alors aux maires d’exercer leur leadership dans le bon sens. »
L’un des conseils prodigués par Wilson Jeudy aux maires du pays, en particulier à ceux de l’aire métropolitaine, est de pratiquer l’impartialité. « On ne peut pas demander à certains de payer l’impôt quand pour d’autres on ferme les yeux. Non ! Non ! Votre commune ne pourra pas fructifier comme vous le désirez », a-t-il prévenu avant de signaler que plusieurs anciens ministres du pays s’en prennent déjà à lui, qui ne veulent pas payer l’impôt locatif. M. Wilson Jeudy a expliqué que ces autorités qui reçoivent de gros salaires doivent payer comme tous les autres citoyens.
Pour la commune de Port-au-Prince, Wilson Jeudy a particulièrement le cœur bouleversé. Selon l’édile, l’Etat central doit décréter état d’urgence pour la capitale. « Port-au-Prince est trop sale. Trop de questions sans réponses », a-t-il dit avant de prendre en exemple la première jusqu’à la cinquième avenue Bolosse complétement submergées depuis de nombreuses années. Selon lui, il existe bien une solution.
Pour résoudre le problème d’insalubrité dans l’aire métropolitaine, Wilson Jeudy invite les différentes mairies à travailler pour l’éclatement du Service métropolitain de collecte des résidus solides (SMCRS). Cette institution, selon le maire de Delmas, n’est plus en mesure d’assainir toutes les communes formant l’aire métropolitaine. Il plaide, en ce sens, pour une réaffectation des employés du SMCRS dans les mairies d’alentour. « Le SMCRS n’a plus de bras ni d’équipements pour fournir un bon service. Que chaque commune se prenne en charge », a-t-il souhaité, ajoutant qu’en n’étant plus dépendantes, ces communes auront un autre visage.
Dans la foulée, l’ancien candidat à la présidence a exhorté les municipalités en ces termes : « Ne pensez pas que le ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales va vous aider. Loin de là ! Ce n’est pas sa mission. Efforcez-vous de changer positivement votre territoire. »

La Mairie de Delmas en phase de restructuration

Port-au-Prince, le 29 juin 2016.- Le Maire élu de la commune de Delmas, Wilson Jeudy, accompagné des Maires assesseurs a, lors d’une conférence de presse donnée aujourd’hui à la Mairie, annonce la mise en disponibilité sans solde de tous les employés (e) de l’institution.

Le Maire élu de Delmas Wilson Jeudy lors de la conférence de presse
Selon le 1e citoyen de la ville, cette décision a été prise en vue de restructurer ladite Mairie qui connait actuellement un nombre élevé d’employés (e) que la commune de Delmas serait incapable de payer. Le délai fixé pour la fin de la période de mise en disponibilité sans solde de ces employés (e) est de 3 mois, a précisé Wilson Jeudy.
« Le payroll  des employés s’élève à 18 millions de gourdes contre un montant de 4 millions de gourdes trouve sur les comptes de l’administration communale », a déclaré le Maire Wilson Jeudy qui en a profité pour annoncer qu’il a laissé 40 millions de gourdes à la caisse de la Mairie au moment de son départ.
Par ailleurs, le Maire Wilson Jeudy a précisé que les différents services et directions de la Mairie seront fonctionnés avec un personnel réduit allant de 10 à 15 employés (e). Ce, en attendant la restructuration de la Mairie qui, selon Wilson Jeudy, est en faillite.
Questionner autour de sa compréhension de la gestion de l’ancienne administration, le Maire Wilson Jeudy dit attendre l’audit de la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSC/CA) pour se faire une idée de la situation. Cependant, le Maire de Delmas a reconnu que « l’ancienne administration n’a pas réalisé une bonne gestion des ressources de la ville ».
A rappeler que c’est la première conférence de presse du Maire Wilson Jeudy dont l’installation s’était déroulée le 23 juin dernier au Palais municipale, a Delmas.